La guilde des Merlins, Cendrine Nougué, Tomes 1 et 2 (Roman fantasy)

Bienvenue dans un monde où les contes se mêlent à la réalité !

Auteur : Cendrine Nougué (en savoir plus)

La Page facebook de la saga des merlins

Editeur : Fleur Sauvage, label Aconitum (en savoir plus)

Année : 2016-2017

Nombre de pages : environ 180p. par exemplaire

Résumé :

Tome 1, Le magicien : Arthur Sullivan, collégien vivant à Nantes, partage sa vie entre sa passion pour la magie et ses amis. Jusqu’au jour où sa mère est hospitalisée à Londres, le laissant aux mains de sa grand-mère anglaise, richissime éditrice qu’il n’avait jamais vue. Arthur découvre alors un univers où se manifestent des créatures étranges, et où les contes pour enfants semblent avoir … une extraordinaire importance.

Tome 2, l’héritier :  Alors qu’il vient à peine de retrouver sa famille à Londres, Arthur est pourchassé par un mystérieux ennemi. Réfugié au château de Komper, au cœur de la forêt de Brocéliande, l’adolescent va découvrir le monde de ses origines et percer les secrets de la mystérieuse guilde des Merlins. Sur ces terres de légendes où plane l’ombre de Merlin et de la féerie, entouré de son fidèle Pillwiggyn et de ses amis Émile et Yasmine, il embarque dans une aventure pleine de rebondissements, de contes et de magie, jusqu’aux sources de l’Imagination…

Notre avis :

Un roman d’apprentissage basé sur les origines du héros

Arthur n’a rien d’un héros. C’est un enfant qui vit avec sa mère et connait peu son père, magicien renommé. Il a pour passion l’illusionnisme, et passe pour un loser auprès des autres enfants. Il est même le souffre-douleur de sa classe. Sans ses amis Emile et Yasmine, il aurait de gros problèmes.

Pourtant, malgré cela, il va découvrir qu’il a un destin hors du commun avec une grand-mère et une famille maternelle qu’il connaît peu. Un prophétie le désignerait comme le prince héritier de la famille royale d’Esfaeria. Et divers éléments vont peu à peu bouleverser son quotidien…

Cendrine Nougué nous plonge ici dans un roman d’apprentissage typique avec tous les ingrédients qui vont avec : origine mystérieuse du héros, prophétie, épreuves initiatiques, adjuvants fidèles, opposants farouches, … A ceci près que notre héros est pré-adolescent et qu’il refuse d’adhérer, du moins au début, à ce qu’on lui fait découvrir et ne souhaite qu’une chose : retrouver une vie normale avec sa mère.

Une multitude de références littéraires subtilement entremêlées

Saviez-vous que les muses étaient des fées, filles d’Obéron et Titania ? Que certains des plus grands auteurs de notre temps, vivraient encore en Esfaeria après avoir intégré la Guide des Merlins afin de perpétuer leur travail comme James Barrie ou Lewis Carroll ?

Cendrine Nougué nous invite à envisager la naissance des arts et de la littérature d’une autre manière et à revisiter certains contes, mythes ou histoires ayant marqué notre temps.

Ainsi les muses/fées auraient aidé les humains à développer leur imagination grâce à La Source, à la fois énergie et principe même de l’existence d’Esfaeria.

La bibliothèque d’Alexandrie n’aurait pas détruit toute la connaissance des hommes mais aurait été sauvée par les muses dans un Palais de Cristal sur l’île d’Avallon protégé par Morgane/Vivianne.

Morgane et Vivianne, issues des légendes arthuriennes ne feraient qu’une : sirène la nuit, fée le jour, ayant pour mission d’éloignant les curieux autour du Palais.

Le lapin d’Alice aux Pays des merveilles serait un animal permettant de voyager entre Esfaeria et réalité…

Nous partons aussi à la rencontre de l’origine de certains contes comme celui de la Belle au Bois dormant écrit par Basile, réécrit par Perrault, et qui serait inspiré par la rencontre d’une fée un peu spéciale.

Même les mondes obscurs ont leur personnages avec les Wampyrs ou vampires dont la naissance suivrait une certaine logique avec les Arkadius, le père d’Egregor.

Au-delà des références explicites données dans les livres, d’autres se superposent subtilement : Le trio formé par Arthur, Emile et Yasmine n’est pas sans rappeler les trois amis que sont Harry Potter, Hermione Granger et Ron Weasley, décrits par J.K.Rowling dans la saga Harry Potter. Archibald a des allures de Dumbledore, Pillwiggyn l’elfe de maison d’Arthur rappelle Dobby…

Une petite référence au steampunk à travers les personnages des muses aux allures d’amazones à goggles, ainsi que les animaux mécaniques d’Egregor, apporte une touche mécanique et technologique aux livres.

Deux tomes d’introduction qui réservent encore des surprises

Comme dans tout premier tome, Arthur découvre ainsi que le lecteur, l’existence d’Esfaeria et de la guilde des Merlins par le biais d’Archibald et des fées. Les explications se poursuivent au tome 2 quand l’action se précipite.

On comprend qu’avec les deux premiers tomes de la saga des Merlins, Cendrine Nougué sème des indices et nous prépare aux grandes aventures à venir.

Ainsi de nombreuses questions restent en suspens : qui est le père d’Arthur? Qui de Egregor ou de Merlin est le véritable héritier au trône d’Esfaeria ? Arthur sauvera-t-il sa mère et sa grand-mère ?

A la fin du deuxième tome, Arthur se retrouve sur ce qu’il semble être l’île des enfants perdus de Peter Pan. Et l’ambiance tourne au vinaigre…

Toutes ces interrogations laissent le lecteur sur sa faim et lui donnent envie de lire la suite.

En conclusion : Une fabuleuse série à découvrir pour réinventer son rapport aux contes et aux mythes. Un voyage initiatique avec un héros ordinaire un peu impulsif et gaffeur. Une plongée dans l’imaginaire pour ceux qui ont gardé leur âme d’enfant et leur capacité à croire à l’impossible.

INTERVIEW 

Quelques questions à Cendrine Nougué sur les deux premiers tomes et le troisième à paraître…

Portdragon : Dans les prochains tomes, va-t-on en apprendre plus sur le père d’Arthur ?

Cendrine Nougué : « Arthur va découvrir peu à peu ses origines esfaeriennes, mais aussi le mystère de sa naissance lié à cette fameuse prophétie d’enfant au double sang. En effet dans le tome II on découvre les machinations d’Arkadius qui est allé jusqu’à séduire une Fae pour concevoir Egregor, qu’il présente comme l’Héritier annoncé, mi Fae mi Wampyr.

Qu’en est-il alors d’Arthur ? Est-il un héritier légitime ? qui est vraiment son père ?  Dans le tome III cette question sera centrale et amènera notre héro à reconsidérer tout son univers et ce qu’il prenait pour acquis. Il devra revisiter sa propre histoire mais aura bien des aventures à vivre avant cela !  « 

Portdragon : Est-ce qu’au niveau de l’écriture, mêler mythologie et contes n’a pas été trop difficile ?

Cendrine Nougué : « En réalité le mélange se fait tellement facilement qu’il m’arrive de douter de la réalité des choses lorsque je me relis, je me demande parfois ce qui appartient à la légende et ce que j’y ai ajouté, et je dois même vérifier en cas de gros doute ! Je me prends à mon propre jeu.

La guilde des Merlins est basée sur cette hypothèse que toute la littérature part d’un même point, un socle commun. Il est donc très facile ensuite de voir les points de convergence entre certains personnages, comme Morgane et Viviane qui pourraient ne faire qu’une… ou Peter Pan et les légendes de l’homme vert celtique…

Le plus difficile est de m’arrêter à temps, ne pas franchir une limite qui rendrait l’édifice trop lourd et nuirait à la crédibilité des légendes. Toucher aux mythes, oui, mais surtout, les respecter : les personnages de contes et légendes m’invitent chez eux, je fais très attention à ne pas les trahir. »

Portdragon : Envisager une confrérie d’auteurs ayant marqué l’histoire de la littérature et donner aux fées comme origine les muses, il fallait oser. Qu’est ce qui t’as inspiré pour cela ?

Cendrine Nougué : « Les fées et les muses ont beaucoup en commun. Ce sont des femmes mystérieuses, libres et fortes, qui ont le pouvoir d’agir sur les hommes et leur imaginaire, les inspirant ou les punissant par des sorts. Elles ont des attributs très spécifiques, ou des pouvoirs très spéciaux, sont liées à la nature, surtout pour les nymphes… le lien se fait tout seul non ? »

Portdragon : Est-ce que tu visites tous les lieux que tu évoques dans tes livres pour mieux t’en imprégner au niveau de l’écriture ?

Cendrine Nougué : « Si j’en ai la possibilité c’est en effet plus facile pour décrire les ambiances, même si je « brode » ensuite et arrange parfois la topographie pour coller à la réalité de mon univers. Je procède d’abord à des repérages sur google earth puis l’imagination s’envole. Et parfois j’ai de belles surprises, comme à l’hôpital Grace de Monaco de Londres. Je ne savais pas comment faire entrer Arthur car j’ai moi-même été refoulée à l’accueil de cet établissement très select (vécu !) et j’ai vu un interne qui fumait à l’arrière et laissait la porte ouverte…

Je garde un souvenir ému de la maison de James Barry et du pub attenant le Hereford Arms où il allait vraiment. C’est vrai que c’est une chance de pouvoir visiter ces lieux et de transmettre leur ambiance, je n’ai pas le droit à l’erreur dès que cela touche des monuments littéraires tels que James Barry ou Merlin !

Je vais très souvent en Esfaeria me ressourcer aussi, découvrir de nouveaux paysages et de nouveaux habitants. Je m’installe un moment chez eux pour m’inspirer de leur vie, tout comme le faisaient les Merlins d’antan afin d’en ramener de belles histoires. Le tome III va marquer un tournant puisque cette magnifique contrée sera enfin à l’honneur… »

Portdragon : Combien de tomes sont prévus dans la série des merlins ?

Cendrine Nougué : « J’espère en faire 5 ou 6, selon le développement de l’histoire. »

Portdragon : Est-ce que tu peux nous dévoiler quelques mystères concernant le tome III ?

Cendrine Nougué : « Je peux dire que ce tome sera particulier car Arthur va évoluer et entrer véritablement dans l’âge des conflits intérieurs propres à l’adolescence. Son personnage va s’étoffer, grandir, mûrir et se rebeller, il devra se battre pour sa survie et cela se sentira dans le ton de la série qui va évoluer avec lui.

Il va rencontrer de nouveaux personnages, notamment un pirate contrebandier et génie fou, mélange d’Albator et de Prométhée, avec un soupçon de capitaine Hook, qui sera d’une importance capitale pour la suite, ainsi que de nouveaux personnages qui vont l’accompagner jusqu’à la fin. Parmi eux des héros de contes bien sûr, toujours sur le même principe des mélanges, comme Aelyss la reine du palais des miroirs d’Envers, Ozma… mais je t’en dis trop !

Les tomes I et II ont semé des indices comme autant de petits cailloux sur le chemin, le lecteur attentif les retrouvera et comprendra alors leur importance : pourquoi Archibald donne-t-il le livre de Peter Pan à Arthur ? ou sa canne ? Quels démons hantent Yasmine ? sans compter tous les petits secrets d’Archibald… »

Portdragon : Est-ce que tu envisages d’écrire une série pour adultes une fois les merlins terminés ?

Cendrine Nougué : « J’écris une série pour grands ados en ce moment, totalement steampunk, avec un univers uchronique moitié victorien et moitié actuel. J’espère qu’elle sortira en 2018. Dans les cartons il y a aussi des romans plus réalistes et plus adultes, avec une touche fantastique, dans un genre très différent. Et puis une collaboration avec Anthelme Hauchecorne autour de la suite de son roman « Le journal d’un marchand de rêve » qui est en cours.

Ce ne sont pas les projets qui manquent mais le temps… je vais demander exil en Esfaeria, le temps n’y existe pas ! »

L’équipe tient à remercier l’auteur, Cendrine Nougué d’avoir eu l’amabilité de répondre à ses questions. Nous ne manquerons par de chroniquer le troisième tome dès sa parution. Restez à l’affût !

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